Occupy Wall Street: aujourd’hui une revolution mondiale

Le mouvement Occupy Wall Street a pris une ampleur internationale. Ce weekend, les manifestants ont envahi les rues des villes du monde entier pour réclamer la fin des privilèges aux entreprises et de l’injustice sociale.

Un mois après que les premiers indignés aient occupé Wall St, leur mouvement Occupy a gagné en ampleur. Ce weekend, des manifestations pacifiques se sont déroulées dans plusieurs villes, de Londres à Johannesburg et d’Ottawa à Tokyo. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Madrid. Entre temps, une marche de protestation à Rome a sombré dans la violence quand des manifestants ont commencé à attaquer la police avec des armes improvisées et des explosifs de fabrication artisanale.

Cependant, d’une manière générale, les protestataires n’étaient pas des extrémistes. Dans les camps de protestation dans le monde, on pouvait voir les syndicalistes se mêler aux retraités et aux écologistes. Les étudiants ont défilé aussi bien avec des travailleurs en costumes qu’avec des anarchistes radicaux. Tous ces signes démontrent que le mouvement Occupy est en train de percer le courant politique mondial.

L’élan qui a mobilisé une foule si hétérogène est le sentiment partagé d’injustice. Les économies du monde entier connaissent un coup de froid ou alors sont en déclin. Les personnes qui souffrent le plus sont celles qui touchent des salaires minimums ou moyens. Donc, avec les baisses des salaires, les hausses de factures et le chômage qui soit plane comme une menace ou qui est une triste réalité, ces personnes, plus communément appelés les 99% doivent regarder les citoyens les plus riches: les 1%, mener une vie qui semble immunisée des ravages de la récession mondiale.

C’est une raison d’être vraiment très en colère. Une colère qui est dirigée contre les supposés méchants à savoir, les banquiers, les fonds spéculatifs, les hommes politiques, quiconque est soupçonné de profiter de la misère générale.

Toutefois, la colère croissante envers le système est beaucoup plus importante. Une femme américaine d’une cinquantaine d’années a déclaré à un journaliste qu’elle se sentait comme « écrasée par le capitalisme et l’avidité ». Un intervenant a rassemblé une foule leur disant: « Il y a ceux qui disent que le système est en faillite. Ce n’est pas le cas. C’est ainsi qu’il a été construit. Il est là pour rendre les personnes riches encore plus riches ».

En Bosnie, les manifestants sont même allés plus loin. Une foule arborant des t-shirts de Che Guevara ont défilé dans les rues de Sarajevo scandant des « mort au capitalisme ». C’est une protestation particulièrement frappante dans un pays qui était encore sous le régime communiste il y a tout juste deux décennies.

Fair-play

La logique sous-jacente du modèle social occidental n‘a jamais été remis en question de cette façon depuis des années. Le principe a toujours été que la société fonctionne comme un jeu où chacun obéit aux mêmes règles. Si vous jouez bien, vous gagnez. Si vous jouez mal, vous perdez. C’est équitable car tout le monde part avec les mêmes chances de réussite.

Mais ce n’est pas vraiment la réalité, déclarent les protestataires. Dès que quelqu’un commence a gagner au jeu, il modifie les règles en s’assurant que personne ne peut grimper l’échelle sociale après lui. Nous jouons peut-être tous au même jeu mais les dés sont pipés d’avance.

A Vous de Décider

  1. Q: Comment les personnes en haut de l’échelle peuvent-elles « modifier les règles »?
  2. A: La crainte réside dans le fait que les personnes riches ou les sociétés peuvent obtenir un accès privilégié auprès des hommes politiques (en faisant des dons pour leurs fonds de campagnes) et de ce fait, ils peuvent faire modifier les lois en leur faveur.
  3. Q: Autre chose?
  4. A: Il y a ce qu’on appelle “le détournement de la réglementation”. Les grandes entreprises peuvent promettre aux officiels qui dirigent et limitent leurs activités, des emplois rentables après leur démission. Les dirigeants sont donc motivés pour faciliter la vie des entreprises.
  5. Q: Est ce que le communisme est la seule alternative viable au capitalisme?
  6. A: Non. La plupart des propositions (et il y en a beaucoup) impliquent un changement radical du fonctionnement du système financier et de grandes restrictions sur les activités des entreprises, en particulier concernant les lobbies et les contributions aux partis politiques.

Certains Disent

« Malgré tous ses défauts, le capitalisme reste veritablement la seule option possible. »

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