La Journée contre l’Esclavage met l’accent sur le monde secret de la maltraitance

Des millions de personnes à l’échelle mondiale sont maintenues comme esclaves encore à notre époque. L’esclavage a beau rester dans l’ombre, il est terriblement facile de priver quelqu’un de ses libertés.

Cela fait presque deux siècles que l’esclavage est illégal en Grande-Bretagne et un siècle et demi aux Etats-Unis. Les Nations Unies ont proscrit l’esclavage en 1956. Aujourd’hui, dix années du 21ème siècle se sont écoulées et l’esclavage est toujours d’actualité.

Nous commémorons aujourd’hui la Journée contre l’Esclavage, un nouvel événement annuel dont le but est d’attirer l’attention sur ce qui est encore, aussi incroyable que cela puisse paraitre, un réel problème. L’esclavage moderne est moins flagrant que par le passé mais il affecte chaque pays du monde de manière subtile et cachée.

Comment l’esclavage peut-il continuer à exister ? La triste vérité est qu’il est malheureusement facile de priver une personne de ses libertés. Par exemple, la dette peut réduire à l’esclavage. Les « travailleurs forcés » (particulièrement courant en Asie du Sud) doivent de l’argent à des propriétaires puissants qui les forcent à travailler pour rembourser leurs dettes. Ces dernières peuvent être transférées des parents aux enfants ce qui fait que des familles sont « liées » aux travaux forcés depuis des générations.

Les jeunes peuvent être facilement réduits à l’esclavage. Dans le monde, on compte environ 115 millions d’enfants qui travaillent dans ce qu’on appelle les “pires formes de travail des enfants”. A peu près 8 millions d’entre eux sont effectivement des esclaves. Achetés et vendus comme des animaux, ils peuvent être amenés à travailler dans le monde de la drogue, de la prostitution ou dans les forces armées.

Le mariage peut être une couverture de l’esclavage. Dans certains pays, des jeunes femmes et des petites filles sont forcées à se marier avec très souvent des hommes beaucoup plus âgés qu’elles. Pour la plupart, cela signifie une vie de servitude, de sévices sexuels et de violence physique.

La loi elle-même peut devenir une arme d’oppression. Les immigrés illégaux paient souvent des milliers de dollars pour pouvoir entrer clandestinement dans l’Union Européenne ou aux Etats-Unis. Lorsqu’ils arrivent, des chefs de gangs les exploitent cruellement, en leur payant un salaire de misère pour un dur labeur et usant de la menace de la déportation légale comme une arme de contrôle sur eux. Jiera, originaire de la Lituanie, a été l’une de ces personnes vulnérables. Arrivée à l’âge de 17 ans en Grande-Bretagne pour passer de courtes vacances, elle a été kidnappée par des criminels et a vécu comme une esclave pendant deux ans avant de pouvoir finalement s’échapper. Son histoire est loin d’être unique. La violence, la faim, l’intimidation, les pressions psychologiques, les menaces contre la famille sont des armes très puissantes que des millions de personnes dans le monde ont du mal à combattre.

Un problème invisible

Certains diront que l’esclavage aujourd’hui n’est en rien comparable avec les sévices horribles du passé. Il n’y a plus de bateaux remplis d’êtres humains en pleine souffrance naviguant librement sur l’Atlantique. Les atrocités commises contre les esclaves dans les plantations en Haïti ou dans les arènes de Rome n’ont pas d’équivalent actuellement.

C’est exact mais l’esclavage est maintenant un problème invisible. Les esclaves modernes ne portent pas de chaînes et ne sont pas marqués au fer rouge. Pourtant, les militants déclarent que le principe est le même. Les gens sont encore traités comme des marchandises. Ceci, pour sûr, ne doit plus être toléré.

A Vous de Décider

  1. Q: Si l’esclavage est illégal, pourquoi les esclaves ne vont-ils pas voir la police?
  2. R: Dans certains endroits, les criminels ont plus de pouvoir que la police, ou alors certaines formes de travaux forcés sont acceptées dans la société et la police ferme les yeux sur ce phénomène.
  3. Q: Et dans les autres lieux?
  4. R: Pour les esclaves qui viennent de l’étranger, les criminels prennent parfois leurs passeports ce qui les empêche de voyager. Encore plus grave, les gangs de criminels peuvent menacer de faire du mal à la famille qui est restée dans le pays d’origine.
  5. Q: Mais tous les esclaves ne sont pas étrangers!
  6. R: Non. Certains ont juste peur ou alors ils sont brisés à l’intérieur. Leur capacité à résister a été sapée par des années de mauvais traitements et de torture mentale. Cette catégorie comprend encore plus de personnes que l’on peut imaginer.

Certains Disent

« Personne n’est vraiment libre »

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